J'ai terminé Hotaru no haka il y a plusieurs jours, et depuis beaucoup d'idées de fics m'ont traversé l'esprit. J'ai écrit 4 débuts différents, avec un scénario propre à chacun, et j'étais bien partie pour le 4e mais au bout de 5 pages... Blocage complet.
Je me suis donc résolue à en faire encore une autre, que j'ai débutée hier soir. J'ai déjà quelques pages, et je ne pense pas que je bloquerai autant... On verra bien, mais je me forcerai parce que j'aime bien celle ci ^^
Je vous donne le début. Le reste viendra plus tard!
-Il faut que tu m'aides.
Le visage chiffonné par la fatigue, Die cligna des yeux et fronça les sourcils, jetant un regard perdu sur son ami debout à l'entrée. Il s'appuya légèrement sur la porte, se passa la main dans les cheveux et fit un pas de côté, un long baillement le fit frissonner des pieds à la tête.
-Entre, tu m'expliqueras ça à l'intérieur.
Son ami hocha vigoureusement la tête, puis entra en coup de vent dans l'appartement. Die referma la porte avec des geste mesurés. Dans son esprit encore prisonnier des brumes du sommeil, mes choses avaient encore du mal à se mettre en place. Il regarda Toshiya ôter ses chaussures et son manteau, le suivit dans le salon et resserra autour de son corps maigre les pans de son yukata d'intérieur.
-Je t'ai réveillé? S'inquiéta soudain Toshiya tout en s'asseyant sur le canapé blanc.
-Ouaip, sourit Die. Mais ne t'inquiètes pas, je devais me lever tôt de toutes façons, j'ai rendez vous.
-Oh oh! S'exclama Toshiya en croisant les jambes. On peut savoir avec qui? Elle est blonde ou brune?
-Il est brun, et désolé de te décevoir mais c'est mon médecin! Tu veux du café?
-Beurk, non merci!
Die haussa les épaules et se rendit dans la cuisine, où il remplit une bouilloire d'eau froide et ouvrit un sachet de café soluble.
-Alors, quelle est donc la raison de ta présence chez moi de si bon matin? J'espère qu'elle est bonne, parce que je faisais un super rêve et je pourrais montrer les crocs si tu ne m'avances pas un argument de poids...
Il s'assit aux côtés de Toshiya, une tasse de café bouillant entre les mains, et lui sourit.
Le visage de son interlocuteur s'assombrit soudain: il soupira lourdement, décroisa les jambes et se laissa aller contre le dossier du canapé. Une expression douloureuse se peignit brièvement sur ses traits tirés de fatigue.
Die, qui buvait son café à petites gorgées précautionneuses, ne se rendit pas compte du trouble de son ami et lui offrit un grand sourire ou, du moins, le plus grand sourire qu'il pouvait étant donné le nombre peu élévé de minutes depuis lesquelle il était réveillé.
-Tu voulais que je t'aide? Insista Die.
Il serra ses mains autour de sa tasse, profitant de la chaleur qui s'en exhalait pour se réchauffer un minimum.
Toshiya hocha la tête, une ombre obscurcit de nouveau son regard mais il fit de son mieux pour sourire à son ami.
Néanmoins, même Die se rendit compte que la pâleur de ses traits n'avait en rien quelque chose à voir avec l'éclairage, ou une maladie quelconque.
-C'est grave? S'inquiéta le guitariste.
-Je crois...
-Oui ou non?
-Oui.
Die perdit sa jovialité toute matinale. Reposant sa tasse sur la table basse, il serra ses mains sur ses genoux et se pencha légèrement en avant pour rencontrer le regard de Toshiya, une lueur inquiète au fond des yeux.
-Tu peux m'en dire plus?
-C'est pour ça que je suis là, accepta Toshiya en souriant amèrement.
Il soupira une nouvelle fois, ferma brièvement les yeux et reprit d'une voix légèrement plus faible qui alerta Die. Malgré le fait qu'il ne soit réveillé que depuis peu, ce dernier sembla soudain retrouver une certaine énergie qui le poussa à tendre le bras et étreindre amicalement l'épaule de son meilleur ami.
-J'arrête pas de faire des rêves bizarres en ce moment. Des rêves vraiment, vraiment très étranges.
-De quel genre?
-Du genre violents et sexuels... Si encore c'était que ça, je ne serais pas venu te déranger ce matin.
-Qu'est-ce que tu veux dire?
Mal à l'aise, Toshiya se dégagea de l'étreinte de Die et fit quelques pas dans la pièce. Ce dernier reprit sa tasse de café et en but une longue gorgée pour tromper son impatience.
-Cette nuit, j'ai rêvé qu'un homme m'enlevait dans mon sommeil et me séquestrait dans une cave. Je ne connais pas ce type... J'ai l'impression de l'avoir déjà vu quelque part mais je suis incapable de lui attribuer un nom ou un visage. Il m'a jeté sur un matelas défoncé, m'a fait enfilé une camisole de force et m'a violé une bonne partie de la nuit.
Die sentit son sang quitter son visage, il porta sa main à ses joues et écarquilla les yeux, plutôt choqué par ce cauchemar.
-Tu parles d'un rêve, souffla-t-il.
-Comme tu dis...
Toshiya se rassit nerveusement sur le canapé, croisa les jambes et tapota ses cuisses en cherchant ses mots.
-Comme je te le disais, je ne serais pas venu pour si peu.
Die haussa les sourcils, intrigué.
-Et quel est le problème?
-Le problème, c'est ça.
Ce disant, Toshiya dégagea les quelques longues mèches brunes de son cou, baissa le col de son tee shirt et ferma les yeux, frissonnant de dégoût et de peur à la seule idée de ce qu'il offrait au regard de Die.
Le guitariste se pencha avec curiosité, examina la trace et fronça les sourcils.
-Je ne comprend pas. C'est un suçon, et alors?
Toshiya remonta son col, lança un regard désespéré à son ami et enfouit sa tête dans ses mains.
-Je ne l'avais pas hier soir avant d'aller me coucher!
-Tu en es sûr?
-Certain! Qui aurait pu me faire ça, tu peux me le dire? Je ne vois personne en ce moment et à cause du groupe, je vis comme un moine.
-Je ne suis pas certain de comprendre ce que tu essaies de me dire, Totchi.
Le bassiste se leva d'un bond, arpenta le salon d'un pas pressé, et riva son regard à celui de Die.
-J'ai l'impression que mes rêves sont réels.
Un lourd silence plana sur eux. Interloqué, Die demeura quelques secondes sans rien dire, puis secoua la tête.
-Je suis désolé de te dire ça, mais je crois que tu divagues. Est-ce que je dois t'expliquer que c'est impossible? On n'est pas dans un film d'horreur, c'est la vraie vie.
-Tu ne trouves pas étrange que je rêve de trucs horribles et que je me réveille le lendemain avec des traces?
-Excuse moi, mais entre se faire violer et avoir un suçon, il y a quand même une sacré marge.
-Mais c'est troublant, quand même!
-Ou alors tu étais simplement trop bourré hier soir, tu as oublié ce que tu as fais et quand tu t'es réveillé avec un suçon, tu t'es tout de suite fait des films!
-J'aurais eu la gueule de bois.
-Non, pas nécessairement.
-Die, tu pourrais au moins avouer que c'est une sacré coïncidence.
-Et participer à l'évolution de ta grave paranoïa? Pas question!
Ils se fixèrent en chiens de fa¨ïence un instant, chacun refusant de céder un bout de son terrain à l'autre. Au bout d'un long moment, Toshiya se détourna et s'approcha de la fenêtre, les mains dans les poches de son jean. Son visage reflétait une réelle inquiétude et, quoique puisse en penser Die, il ne pouvait s'empêcher de se faire la réflexion que tout ça était trop étrange pour être pris à la légère. Ce n'était pas comme s'il s'était réveillé avec des traces de griffure quelque part... Là, il s'agissait d'un suçon. Véritablement. Il ne pouvait quand même pas se l'être fait tout seul dans la nuit, au cours d'une soudaine crise de somnanbulisme!
Toshiya appuya sa main contre la vitre, en chassa la buée matinale et se mordit les lèvres, se demandant pour la énième fois depuis quelques jours s'il ne commençait pas à perdre la tête. Et s'il était subitement devenu schizophrène? Ou pire, possédé? Qui pouvait dire ce qui se tramait dans les limbes de son cerveau après tout?
Assis sur le canapé, Die regarda avec inquiétude son meilleur ami se perdre dans des divagations qu'il estimait infondées et totalement inutiles. Depuis toujours, il l'affirmait haut et fort: Toshiya se prenait beaucoup trop la tête dès qu'il rencontrait un obsctacle. Cette histoire de suçon en était la parfaite illustration. Une soirée de beuverie dans un bar de la ville, une mauvaise nuit passée à faire un gros cauchemar, et voilà qu'il se montait la tête avec des histoires à dormir debout.
Qui plus est, réveiller Die au beau milieu d'un rêve particulièrement agréable n'était pas vraiment fait pour rendre le guitariste d'humeur conciliante... Si tant est qu'il ait pu l'être, à la base.
Die termina tranquillement de boire son café, un regard soucieux posé sur la silhouette immobile et pensive de son meilleur ami, puis se leva à son tour, s'approcha près de lui et posa ses mains à la base de sa nuque, comme pour le masser.
-Pense à autre chose. Tu finiras par te rendre compte que tu te mets la pression pour rien.
-J'en sais rien...
Toshiya poussa un long soupir, qui se condensa doucement sur la vitre froide. Il y dessina rapidement un smiley, puis l'effaça et se laissa aller à l'embrace de Die, qui l'entourait tendrement de ses bras.
Ils avaient toujours eu une relation un peu compliquée.
Je tiens à préciser que je n'ai pas encore relu... Donc doit y avoir encore plus de fautes et d'oublis de mots que d'habitude...
Fin bref.
Bsoux

