Bienvenue ^__^

Bienvenue ^__^
# Posté le dimanche 30 avril 2006 07:58
Modifié le mardi 16 juin 2009 07:59

~ Under my skin (I've got you) ~

~ Under my skin (I've got you) ~
J'ai envie de balancer le premier chapitre sur ce blog ^^ Et pis si ça vous intéresse, directement Fanfictionland.site.voila.fr pour lire la suite! lol

Titre: Under my skin (I've got you)
Auteur: Cactus
Pairing: Kaoru X Shinya; Toshiya X Shinya
Genre: PG-13

LES PERSONNAGES PRESENTES DANS CETTE FANFICTION NE M'APPARTIENT EN AUCUN CAS. LES FAITS PRESENTES N'ONT PAS EU LIEU DANS LA REALITE, CETTE HISTOIRE SORT TOUT DROIT DE MA TETE. DE PLUS, CERTAINES SCENES POUVANT EVENTUELLEMENT CHOQUER CERTAINS D'ENTRE VOUS, JE VOUS INVITE A NE PAS LIRE CE QUI VA SUIVRE SI VOUS AVEZ UN PROBLEME AVEC L'HOMOSEXUALITE OU LES HISTOIRES METTANT EN SCENE DES CELEBRITES...
# Posté le vendredi 02 mai 2008 17:42

~{"° Under my skin (I've got you) °"}~

~{"° Under my skin (I've got you) °"}~
-Je ne comprend pas...
-Quoi donc?
-Pourquoi est-ce que ça m'arrive à moi?
-Tu as l'air de penser que c'est une tare.
-J'en suis pas loin...
-Mais pourquoi? Ce n'est pas une maladie. Des tas de gens l'assument sans problèmes.
-Oui, et il y a aussi des tas d'autres personnes qui n'ont même pas besoin de se poser des questions à ce propos! Toi, par exemple...
-Si tu n'en faisais pas tout un fromage, tu n'aurais pas besoin de te poser de questions.
-Tu ne peux pas comprendre.
-Je peux toujours essayer.
-Tu parles... C'est trop compliqué. Et puis il faudrait d'abord que je comprenne un minimum, moi aussi...

L'entrée en gare du train en provenance de Tokyo fut annoncée à l'intérieur de la gare et des wagons par une voix féminine aux accents métalliques. Assis sur le siège côté couloir, Kaoru détendit son cou par un mouvement de tête circulaire et soupira lourdement.

-Enfin arrivés, les gars! S'exclama-t-il en refermant d'un geste sec son ordinateur portable qui se mit automatiquement en mode veille.

A côté de lui, Toshiya hocha la tête distraitement. Le menton enfoui dans la paume de sa main, son coude appuyé sur la table dépliable du siège, il regardait par la fenêtre d'un air pensif, des écouteurs enfoncés dans les oreilles. Kaoru le considéra quelques secondes, amusé, puis se tourna vers les deux sièges d'à côté où se trouvaient Die et Kyo.

-J'espère que le bus ne sera pas aussi long à arriver que la dernière fois... Confia-t-il au guitariste.

Ce dernier hocha vivement la tête, le sourire aux lèvres.

-Tu as l'air d'oublier que les chauffeurs ont aussi une vie, remarqua-t-il en riant.

Sur le siège voisin du sien se trouvait Kyo. Assis côté fenêtre, il referma son livre en cornant soigneusement le coin de la page à laquelle il était arrivé; se frottant les yeux, il bailla longuement et adressa un sourire à ses amis.

Die tendit le bras pour récupérer son manteau, qu'il avait rangé dans la coursive au dessus de sa tête. Il l'enfila rapidement, s'assit sur le bras de son siège et commença à discuter avec Kaoru pendant que Kyo se penchait sur les sièges devant lui, où se trouvaient Shinya et un membre du staff.

-On t'a pas beaucoup entendu aujourd'hui, fit-remarquer au batteur.

Shinya haussa les épaules, une moue au coin des lèvres.

-Je suis pas vraiment d'humeur.
-Je vois... Pas assez de sommeil, c'est ça?

Il le taquinait, mais Shinya, qui conservait la tête obstinément baissée sur son magazine, ne s'en rendit pas compte et prit presque sa question pour une accusation.

-J'ai tout à fait bien dormi, merci, répondit-il sèchement. C'est juste que j'ai mal partout à cause des concerts et ça ne me réjouit pas forcément.

-Je suis dans le même cas et je n'en fais pas tout un drame, rétorqua Kyo en haussant les épaules.

Ce disant, il s'enfonça de nouveau dans son siège. Il croisa le regard interrogatif de Die mais haussa simplement les épaules, ce à quoi le guitariste répondit par un haussement de sourcils et une oeillade déconcertée à l'adresse de Kaoru. Les deux guitaristes s'étant tout les deux assis sur le bras de leur siège, les mains appuyées contre les dossiers et les pieds fermement à plat sur le couloir, ils furent légèrement déséquilibrés par l'arrêt brusque du train.

Mesdames et messieurs les passagers, vous voilà arrivés à destination. Nous vous demandons de récupérer vos bagages, et de bien prendre soin à ne laisser aucun détritus derrière vous pour le confort de tous. Nous vous rappelons que des poubelles sont à votre disposition à l'entrée de chaque wagon. De même, la compagnie ne pourra en aucun cas être considérée responsable en cas de perte d'un de vos sacs ou bagages. Le train repartira dans exactement vingt minutes.

Les personnes jusqu'ici encore assises dans leurs sièges se levèrent à ce moment là, l'air fatigué et passablement ennuyé. Traînant leurs bagages jusqu'au sas de sortie, Die et Kaoru échangeaient des plaisanteries. Derrière eux, légèrement en retrait, Toshiya et Shinya discutaient de tout et de rien; de son côté, Kyo était déjà sorti et avait confié ses bagages au staff.

-Alors? Quel est le programme d'aujourd'hui? S'enquit Toshiya quelques minutes plus tard, les mains dégagées de ses multiples sacs, en remontant à la hauteur des deux guitaristes.

-On s'installe à l'hôtel, lui rappela Kaoru. Ensuite quartier libre... On ne reprend le boulot que demain. Pas de panique!

Dans la gare qu'ils traversaient d'un pas vif, la rumeur des conversations et l'écho des rires qui résonnaient dans le grand bâtiment leur parvenaient dans un brouhaha confus, mêlés d'annonces que crachaient les hauts parleurs et des sifflements stridents des contrôleurs de train. Un peu perdu dans le dédale des couloirs et des escalators, ils suivaient aveuglément leur guide en regardant autour d'eux, voir si des fans étaient venus les attendre à la sortie du train. Pour l'instant, il ne croisaient que quelques jeunes filles qui se retournaient sur leur passage, la main plaquée sur la bouche, les reconnaissant et ne s'attendant visiblement pas à les voir aussi subitement. Cette constatation fit naître un sourire amusé sur leurs lèvres. Caché derrière des lunettes de soleil aussi opaques que les vitres d'une limousine, Kyo se retourna vers Shinya, légèrement en retrait, et l'attendit afin de marcher à ses côtés.

-Désolé pour tout à l'heure, s'excusa le jeune homme avec un sourire désolé. Je ne sais pas ce qui m'a pris.
-Bah, c'est pas comme si j'étais jamais désagréable, lui répondit Kyo en haussant les épaules, un adorable sourire aux lèvres.
-Non mais tu n'étais pour rien dans ma mauvaise humeur... Tu n'aurais pas dû avoir à la subir!
-T'inquiètes pas c'est déjà oublié.
-Bon. Tant mieux.

Ils restèrent quelques instants silencieux. Frileux, Kyo remonta le col de sa veste de fausse fourrure, gêné par les courants d'air qui lui parvenaient depuis les bouches d'entrée des rames de métro à côté desquelles ils passaient. Shinya marchait d'un pas tranquille, peu inquiet de perdre ses amis de vue. Les yeux fixés sur le dos de Kaoru, il n'avait l'air de penser à rien.

-Tu dors dans la chambre de qui ce soir? S'enquit soudain Kyo en tendant le cou pour garder les autres membres du groupe dans son champ visuel.
-Je sais pas encore. Il était question que je sois avec Die, mais apparemment monsieur veut être tout seul ce soir...
-J'ai comme l'impression qu'il compte ramener de la compagnie, devina Kyo en riant doucement.

Là bas, comme un fait exprès, Die se retourna à ce moment précis et leur adressa un signe de la main pour leur faire signe de se dépêcher. Et de fait, on apercevait la sortie de la gare, tout en haut d'un immense escalator auquel on accédait après la traversée d'un tapis roulant sur lequel leurs amis venaient tout juste de mettre les pieds.

-On devrait peut-être accélérer le pas, suggéra Shinya tandis que Kaoru se retournait à son tour.

Leurs regards se croisèrent un bref instant, ils se sourirent vaguement sous le regard intrigué de Kyo.

-Ils n'ont pas l'air pressés.

Die hocha la tête à la remarque de Kaoru sans réellement l'écouter, fasciné par les jambes de la femme qui marchait devant eux.

-Die, le rappela son ami à l'ordre.
-Quoi!? Se défendit vainement le guitariste en détournant les yeux pour le regarder d'un air offensé.
-Tu pourrais au moins faire semblant d'écouter quand je te parle, soupira le leader en levant les yeux au ciel.

Toshiya pouffa de rire, Die haussa les épaules.

-Je t'écoutais, Kao, simplement je ne voyais pas quoi répondre.
-C'est ça, et moi je suis la reine d'Angleterre, se moqua gentiment le bassiste en lui donnant un coup de coude amical auquel Die répondit par un coup de pied manqué dans les mollets.
-Votre majesté... Rétorqua-t-il finalement en se penchant en avant comme pour lui faire la révérence.

Ils partirent tous les trois d'un grand éclat de rire qui leur valut des regards intrigués de la part des usagers, dont la plupart ne les connaissait apparemment pas. Marchant rapidement sur le tapis roulant, il ne tardèrent pas à atteindre le bas de l'escalator, où ils se posèrent quelques instants pour attendre Shinya et Kyo, toujours à la traîne et plongés dans une grande conversation dont aucun d'entre eux ne put saisir les tenants et aboutissants. Appuyés contre la rambarde de l'escalator, ils attendirent tranquillement d'être arrivés à destination avant de se remettre en route.

Sapporo était particulièrement bruyante en ce début d'après midi. On aurait presque pu se croire dans un quartier de Tokyo, non loin de l'heure de pointe. L'encombrement des voitures dans la rue y ressemblait étrangement, de même que les silhouettes uniformes qui se détachaient de l'ombre des murs d'un gris sinistre. De ci de là, quelques groupes de personnes assises dans des bancs au coin d'un parc ou parcourant les rues de long en large, profitant sûrement d'un trop court après midi de détente pour faire du lèche vitrine, égayaient la physionomie trop impersonnelle et lugubre de la ville. Les automobiles se pressaient les unes contre les autres, le ronronnement des moteurs et l'exhalation suffocante des gaz d'échappement rappelant désagréablement aux nouveaux arrivants l'atmosphère polluée et encombrée de la capitale.

-Sapporo, nous voilà! S'exclama joyeusement Toshiya, embrassant la ville d'un ample mouvement de bras.

Les quatre autres posèrent un regard plutôt sceptiques sur le paysage qui s'offrait à leurs yeux.

-Je m'étais imaginé quelque chose de plus...

Shinya s'interrompit dans sa phrase, incapable de trouver le mot exact.

-Côtier? Suggéra Die.
-Quelque chose comme ça, oui.

Ils encombrèrent la sortie de la gare quelques instants de plus, debouts près du trottoir, alignés en rang à regarder d'un oeil curieux la ville en pleine activité.

-Allons-y, proposa finalement Kaoru en resserrant sa main autour de la sangle de son sac noir.

Il tourna la tête vers ses amis, sa longue tresse brune battit son dos tandis que les mèches mauves plus courtes devant lui chatouillaient le menton. Dans la lumière de l'après midi, leurs cheveux rougeoyaient de mille éclats, créant une sorte d'arc en ciel de couleurs. Blond, roux, brun, mauve, châtain... A eux seuls ils auraient pu figurer dans un catalogue de coiffure.

Un minibus les attendait tout près de là, garé à proximité de la station essence. Ils s'y rendirent précipitemment, soucieux d'arriver à l'hôtel le plus rapidement possible afin de pouvoir s'installer et se reposer d'un voyage en train éreintant.

-Je ne ferais pas la même chose tous les jours... Grogna Kyo en montant à son tour dans le minibus, tout juste après Toshiya.

Die, Kaoru et Shinya s'étaient installés à l'arrière et regardaient par les fenêtres en échangeant leurs impressions sur la ville. Toshiya sourit à Kyo. Dans ses yeux jouait une lueur qu'il connaissait bien.

-Tu sais très bien que tu supporterais tout pourvu que tu puisses continuer à chanter, lui rappela-t-il doucement.

Kyo haussa les épaules, peu inclin à admettre cette réalité.

-Essaie un peu de chanter chaque soir dans une ville différente après t'être tapé des heures de train et des dizaines de salles enfumées pour voir, on verra si tu es toujours aussi optimiste.
-C'est pour ça que j'ai choisi la basse! S'exclama le brun en éclatant de rire.
-Et aussi parce que tu ne sais pas chanter, le taquina Kyo en lui donnant un petit coup de coude.
-C'est faux, je chante très bien.
-Sous ta douche! Le rabroua Die, qui avait interrompu sa conversation avec Kaoru et Shinya et écoutait la leur d'une oreille amusée.

Le moteur du minibus se mit à ronfler sous le capot, couvrant presque leurs éclats de rire. Sur le siège conducteur, le chauffeur leur jeta un bref regard intrigué dans le rétroviseur.

Quelques minutes plus tard, l'automobile se mêlait au flux de la circulation, les menant d'une allure tranquille jusqu'à l'hôtel dans lequel ils avaient réservé des chambres pour les deux nuits à venir.

♠ ~ ♠ ~ ♠ ~ ♠ ~ ♠

Ils attendaient patiemment à la réception qu'on veuille bien leur donner leurs clés. Derrière eux, des hommes portaient leurs valises à bout de bras, visiblement tout aussi impatient qu'eux de pouvoir enfin prendre un peu de repos. Ils arboraient tous un visage aux traits tirés par la fatigue dûe à tous ces incessants voyages en train, à parcourir le pays d'un bout à l'autre pour donner des concerts. Massés dans le hall de l'hôtel, ils constituaient en tout une bonne équipe d'une vingtaine de personnes. Le reste de l'équipe avait été répartie dans différents hôtels, suivant leur position géographique dans la ville et leur disponibilité.
La réceptionniste refit enfin son apparition sous les soupirs et sourires de soulagement.

-Au fait, qui dort avec qui ce soir? S'enquit Die dont l'inquiétude froissait les traits.
-Ne t'inquiètes pas tu es seul dans ta chambre! Le rassura Kaoru.
-Je n'ai jamais dit que j'étais inquiet à ce propos, mentit le guitariste en haussant les épaules.

Shinya et Kyo échangèrent un regard complice que personne ne remarqua. Le vocaliste s'appuya contre le mur, leur manager récupérait les clés des chambres et les distribuant en lisant une feuille où était inscrite la constitution de chaque chambre. Les autres clients de l'hôtel observaient la scène d'un air amusé, passant rapidement près d'eux sans les reconnaître. Pendant la répartition, Shinya en profita pour observer plus attentivement l'endroit dans lequel ils se trouvaient.

L'hôtel était petit, mais confortable. Le bureau de la réception se trouvait juste en face de l'entrée dont le passage était régit par des portes automatiques qui glissaient sans bruit sur leurs gonds, captant quelques instants des éclats de lumière qui se reflétaient sur leur peau pâle. De chaque côté de la courte allée qui menait à la réception, on avait disposé de profonds fauteuils tendus de couleurs vives, contrastant avec la peinture d'intérieur d'un blanc presque immaculé qui ourlait les murs. Les clients venaient d'une porte sur le côté, si large qu'elle prenait presque tout le mur. Quand elle s'ouvrait brièvement, on avait le temps d'apercevoir une salle circulaire, qui faisait à la fois office de salle à manger et de chemin pour se rendre aux ascensceurs.

-Shinya, tu seras avec Kaoru.

En entendant son nom, le jeune batteur tourna la tête.

-Quoi?
-Dans la chambre, je t'ai mis avec Kaoru.
-Très bien. Merci.

Il sourit à son manager, son hochement de tête fit danser ses cheveux coupés courts autour de son menton. Il échangea un regard réjouit avec Kaoru et prit la clé qu'on lui tendait sans poser de questions.

-Toshiya, avec Kyo.
-Super! ça nous rappelera le bon vieux temps! S'exclama le bassiste.

Kyo leva les yeux au ciel, faisant de son mieux pour masquer le sourire qui lui montait irrésistiblement aux lèvres.

-Quel est le fou qui m'a mit dans la chambre avec lui? Je ne vais pas dormir de la nuit, il va vouloir parler sans arrêt! Se plaignit-il tout en le suivant jusqu'à la porte.
-Allez Kyo, vois le bon côté des choses; tu seras au courant de tout ce qui s'est passé dans sa vie depuis qu'il est parti de chez toi! L'encouragea Die en éclatant de rire.

Ils se dirigeaient tous les cinq en même temps vers les ascensceurs.

-Tu n'as pas ton mot à dire, tu es seul dans ta chambre, grogna le vocaliste.
-Crois moi, il ne va pas rester seul bien longtemps, intervint Shinya.

Die se retourna vers lui pour lui décocher un regard appuyé, mais le batteur avait tourné la tête et souriait dans le vide.

-Je ne suis pas un obsédé sexuel, plaida tant bien que mal le guitariste.
-C'est ça, fit Toshiya en s'arrêtant devant les ascensceurs.

Il appuya sur le bouton d'appel, enfouit ses mains dans ses poches et attendit que les deux cabines veuillent bien descendre les étages en regardant autour de lui, peu attentif à la conversation qu'entretenaient ses amis. L'éclat de rire de Kaoru le tira de sa rêverie; l'instant suivant, les portes mécanisées s'ouvraient dans un grincement.

-Vous êtes à quel étage? S'enquit le leader auprès de ses amis tout en pénétrant dans la cabine.

Kyo fut le dernier à entrer, Die baissa les yeux sur sa clé pour déchiffrer le numéro de sa chambre et celui de l'étage auquel elle se trouvait.

-Troisième, lut-il.
-Cinquième, le renseigna Toshiya en imitant le geste du guitariste.
-Et nous onzième, grimaça Shinya.
-Onzième!? S'exclama Kaoru. Ils auraient pu faire un effort!

Il secoua vivement la tête, découragé par la perspective de toutes ces longues minutes en ascensceur. A côté de lui, les boutons enfoncés clignotaient joyeusement.

La cabine s'ébranla dans une légère secousse, ils se raccrochèrent aux barres latérales en échangeant des sourires.

-Estime toi heureux de ne pas avoir de bagages à traîner derrière toi, lui fit remarquer Toshiya en réponse à l'exclamation de Kaoru en gardant un oeil sur le compteur des étages.

-Pense un peu au calvaire des porteurs... Renchérit Shinya qui, appuyé au fond de la cabine, avait croisé les bras en signe de résignation.
-Voilà un des nombreux métiers que je suis heureux d'avoir évité, annonça Kyo.
-Lequel arrive en premier? S'enquit Die, curieux.
-Guitariste! Rétorqua le blond en lui tirant la langue.

Ils éclatèrent de rire au moment même où une brève sonnerie annonçait qu'ils étaient arrivés au troisième étage.

-On se retrouve ce soir pour aller manger un truc au restaurant? Demanda le roux en sortant de la cabine.
-Sept heures dans le hall, eut le temps de lui confirmer Kaoru avant que les portes ne se referment rapidement sur eux, les avalant et les portant jusqu'au cinquième étage, où Toshiya et Kyo descendirent malgré les plaintes répétées du blond.

Restés seuls dans la cabine, Shinya et Kaoru demeurèrent silencieux. Gêné par l'absence soudaine de conversation, l'ainé ne trouva rien d'autre de mieux à faire que de tousser.

-J'espère que Kyo et Toshiya ne finiront pas par s'étriper... Déclara finalement le batteur en souriant doucement.
-Je ne me fais pas de souci à leur sujet, rit l'autre.
-J'ai toujours du mal à croire que ces deux là ont vécu ensemble aussi longtemps...
-Je ne te le fais pas dire!
-Tu les imagines, plantés devant la télévision, manger un bol de riz en se racontant leur journée?
-Mh...

Kaoru plissa les yeux quelques instants, tentant de se figurer la scène, mais abandonna bien vite en secouant la tête.

-Je crois que je préfère pas, avoua-t-il en souriant.

Quelques nouvelles minutes passèrent. Au beau milieu d'une phrase, Shinya laissa échapper un baillement qui n'échappa pas à l'oeil perspicace de Kaoru.

-Tu peux me le dire, si ma conversation t'ennuie. Pas d'égo surdimensionné entre nous!

Shinya éclata de rire, quelques larmes de fatigue perlèrent au bout de ses paupières il les chassa d'un battement de cils.

-Excuse moi, je suis fatigué. Je ne suis même pas sûr d'aller avec vous au restaurant.
-A ce point là? S'étonna le guitariste, les bras croisés et les sourcils froncés.
-J'ai comme l'impression que je vais m'écrouler comme une masse à peine installé sous les couvertures, s'excusa Shinya d'un sourire timide.

Le regard de Kaoru s'attarda quelques secondes de trop sur la courbe délicate de ses lèvres. Il battit des paupières pour en chasser la vision de ses pupilles, releva les yeux et croisa son regard voilé.

-Je suppose que c'est normal quand on fait de la batterie.

Son ami hocha la tête. Il croisa ses mains sur son ventre, Kaoru suivit son geste du coin de l'oeil. Ses mains... Si proches. Si douces, malgré l'usage qu'il en faisait chaque jour.

Seul le mécanisme de l'ascensceur troublait le silence de la cabine. En constatant qu'ils se trouvaient chacun dans un coin opposé, le guitariste se surprit à espérer un problème technique. Arrêt subit de l'ascensceur... Cris de stupeur, regards affolés... Rapprochement, besoin de chaleur humaine... Son corps pressé contre le sien, ses longs doigts sur son dos...

La sonnerie le rappela si brutalement à la réalité qu'il en eut le vertige. Shinya s'avançait déjà vers le sortie, nonchalant. Totalement inconscient de l'attrait irrésistible qu'il exerçait sur lui. Il le frôla, le regarda d'un air curieux. Se reprenant tout à coup en main, Kaoru lui sourit, déjà prêt à recommencer cette comédie qui durait depuis tant de temps.

♠ ~ ♠ ~ ♠ ~ ♠ ~ ♠

Leurs bagages étaient grands ouverts, leurs vêtements débordaient de leurs valises. Agenouillée près de sa plus grosse valise, Kaoru en inspectait minutieusement le contenu, à la recherche de la tenue qu'il comptait mettre pour aller au restaurant. Shinya, de son côté, s'était allongé sur son lit et avait enfoui sa tête sous l'oreiller en plumes. En arrière fond, des voix s'échappaient du poste de télévision mural, sans que personne ne prête attention à ce babillage.

-Où est cette foutue ceinture... Marmonna Kaoru en fouillant sa valise.

Il écartait ses vêtements d'un geste agacé, trompant ainsi l'attention de son corps qui tremblait presque à l'idée que Shinya était là, tout proche. S'il se laissait aller il était capable de s'asseoir sur le lit pour lui caresser les cheveux. Mais il ne pouvait pas, ce n'était pas un geste amical. Quel genre d'ami viendrait s'asseoir à côté de vous pendant que vous dormez, et vous caresserait tendrement les cheveux en vous couvant d'un regard amoureux de longues minutes durant? Il devait s'en tenir à cette attitude qu'il s'efforçait d'adopter depuis toujours;.. Celle qu'il s'était imposée pour ne donner de soupçons à personne excepté à Die, la seule personne au courant de ses tourments.

Retrouvant finalement sa ceinture, il se releva et la posa à côté d'un pantalon et d'une chemise étalés sur son lit. Il les considéra un instant pensivement, puis se tourna vers Shinya. S'asseyant sur le lit, il se laissa aller en arrière, les mains à plat sur le matelas pour ne pas tomber. Le batteur semblait parfaitement paisible. Il n'exhalait qu'un léger souffle, qui le soulevait tout aussi légèrement. Sa tête disparaissait sous l'oreiller énorme, mais quelques mèches de cheveux s'étalaient tout autour.

Kaoru soupira. Ce n'était pas possible qu'il soit tombé amoureux d'un de ses meilleurs amis. Comment, et quand cela avait-il pu lui arriver? Jamais auparavant il n'avait ressenti une telle attirance pour un homme. Peut-être était-ce dû au fait que Shinya soit aussi féminin. S'il avait été plus viril... Alors, les choses auraient sûrement été différentes. En attendant, à chaque fois que son regard se posait sur lui, il ressentait le désir quasiment irrépréssible de le tenir dans ses bras, le serrer contre lui et s'enivrer de son parfum.

Il se mordit les lèvres, conscient de se faire du mal en ressassant toutes ces pensées. C'était plus fort que lui...
Tout était plus fort que lui.

Shinya respira un peu plus fort, ses doigts se crispèrent autour de l'oreiller qu'il tenait toujours contre sa tête. Kaoru était incapable de détacher son regard de son corps frêle. Son dos, sous son pull over ample... Ses jambes, moulées par le pantalon de cuir qui flottait autour de sa chair... Et son visage, tourné vers lui, interloqué.
Le coeur en feu, Kaoru détourna vivement les yeux.

Feignant n'avoir rien remarqué, Shinya s'assit sur le lit, retint un baillement et se traîna jusqu'à la salle de bains où il s'appuya contre le lavabo. Dans le reflet que lui renvoyait lui miroir, il apercevait un visage défait.....
Et rouge de confusion.

-Il a tout compris.
-Tu crois?
-Non, j'en suis certain! Die, qu'est-ce que je vais faire?
-Calme toi, Kaoru... Il t'a dit quelque chose?
-Rien du tout...
-Alors comment tu peux en être sûr?
-J'en sais trop rien... Sa façon de me regarder, de me parler... Comme s'il hésitait à tout me dire. Tu ne peux même pas imaginer combien les silences sont pesants quand on est seuls dans la même pièce.
-C'est peut-être une bonne chose qu'il ait compris.
-Tu rigoles? Il est hors de question qu'on sorte ensemble! Je suis hétéro, je te rappelle.
-Hétéro? En attendant, tu es amoureux de lui.
-C'est une erreur de parcours...
-Arrête de te faire des films. Laisse toi aller!
-J'y arrive pas...
-Alors tant pis.
-Ouais... Tant pis.
# Posté le vendredi 02 mai 2008 17:50
Modifié le vendredi 09 mai 2008 18:01

~]+ Maininichi... Mainichi +[~

~]+ Maininichi... Mainichi +[~
Under my skin est sur le point de se terminer, j'ai publé le quatrième chapitre sur Fanfictionland hier et il y en aura cinq en tout... Faites le compte, on arrive très bientôt au bout XD (Même si sur Fanfic-fr je n'ai pour l'instant publié que le premier chapitre...)

En attendant, j'ai déjà écrit le premier chapitre d'une nouvelle fic. C'est tout récent, donc j'ai pas encore relu et il risque d'y avoir des changements par rapport à la version que je publierai définitivement par la suite mais qu'importe, ça donne une bonne idée de ce que c'est ^^



Un éclair de lumière zèbre le ciel d'un noir d'encre, au beau milieu d'un silence presque parfait. Assis sur son canapé faisant face à la fenêtre grande ouverte sur l'extérieur, Kyo relève les yeux du mégot de cigarette qui finit de se consumer dans le cendrier posé à même le sol, quittant une lueur rougeoyante pour scruter la nuit sombre de nuages. Un roulement de tonnerre rugit quasiment immédiatement. Kyo sursaute, il est tout proche. Un soupir gonfle sa poitrine. Comme s'il ne se sent pas assez mal comme ça, il faut en plus que les élèments viennnent s'en mêler.

Un regard perdu à la table. Là où ses amis se trouvaient encore il y a moins d'une heure. Il lui semble encore entendre le tintement des couverts sur les assiettes, leurs voix enjouées et leurs rires. Là bas dans la cuisine, la vaisselle qui attend sagement dans le lave vaisselle semble être le dernier vestige de cette soirée improvisée en un claquement de doigtsaprès le travail. Quand, pris d'une soudaine impulsion, désireux de prolonger encore un peu le moment de complicité qui les liait, il leur avait proposé de venir chez lui.
Kyo détourne les yeux, trop douloureusement conscient du sang qui bat trop fort dans ses veines. Il aurait tellement aimé être plus qu'un ami à ses yeux...

Il soupire, se lève pour refermer la fenêtre et y appuie son front. Dehors comme dedans, il fait sombre. Il ferme les yeux quelques instants, maudissant sa faiblesse. Quelle idée de s'être installé à ses côtés ce soir... La proximité de son corps le fait encore frémir, rien qu'à y penser. Et son parfum discret qui le rend fou...
Dehors, le vent se lève et la pluie commence à marteler à grosses gouttes l'asphalte encore sèche.
L'orage ne fait que commencer. La nuit va être longue.


When you were here before
Lorsque tu étais là avant
Couldn't look you in the eye
Je ne pouvais pas te regarder dans les yeux
You're just like an angel
Tu es pareil à un ange
Your skin makes me cry
Ta beauté me donne envie de pleurer


Il se réveille en plein milieu de la nuit, en nage. Kyo se passe la main sur son front trempé de sueur, repousse d'un geste impatient les couvertures qui le recouvrent de la tête aux pieds. Il reste là, allongé dans le noir total, le torse soulevé par une respiration haletante.

Il ne se souvient plus de ce qui l'a réveillé, alors il plisse les yeux dans un effort de concentration.
ça lui revient.
C'est un rêve.

Une silhouette imprécise au loin, fouettée par les flocons de neige. C'est un homme. Il marche d'un bon pas. Il se rapproche. Kyo peut voir son visage, à présent.

-C'est toi?

L'homme hoche la tête, son visage apparaît. Le coeur du vocaliste fait un bond dans sa cage thoracique. Il palpite fort, cherche à dépasser sa frontière de chair et d'os pour s'envoler loin, très loin. Kyo sourit, presque malgré lui.

-C'est bon de te voir, Die. Die. Die.

Il répéte son nom. Sans raison précise. Juste parce qu'il aime le prononcer. Die lève la main et se touche les cheveux. Tiens, ils sont redevenus bruns. ça lui va bien. Kyo a toujours préféré le voir en brun.

-J'avais envie de toi.
-Alors vas-y. Ne te retiens pas.
-Mais tu ne m'as toujours rien dit de ce que tu ressens. Tu me mens.
-On s'en fiche, vas-y.

Die secoue la tête. Son visage revêt un air sombre.

-Tu me mens, répète-t-il implacablement.
-Ce n'est pas facile... Et puis je ne sais pas comment tu vas réagir.
-Tu me mens.
-Je sais.
-Alors je vais partir.
-Quoi?
-Je pars, Kyo.
-Non!

Il crie, affolé. Le décor, composé d'une simple route de campagne, se désintègre. Ils se trouvent dans une pièce blanche, dont la seule issue est une porte de la même couleur inscrustée dans le mur. Kyo tourne sur lui-même jusqu'à en avoir le vertige. Tout est horriblement silencieux et pur. Tout ce qu'il ne sera jamais. Il croise le regard de Die. Dur, féroce.

-Je pars.

Sa voix se fait déjà plus lointaine, Kyo secoue la tête et ouvre la bouche pour parler, mais aucun son ne sort. Il plaque sa main sur sa gorge et écarquille les yeux. Son appel silencieux se répercute sur les parois des murs. La détresse le submerge comme une vague, l'emportant dans les hauts fonds. Die tourne les talons et se dirige vers la porte, main tendue. Son long manteau bat ses chevilles.

Kyo ne peut rien faire. Il voudrait lui dire, il essaie de toutes ses forces. Mais sa voix est bloquée au fond de sa gorge. Ses cordes vocales semblent l'avoir abandonné. Jamais il ne s'est senti aussi démuni qu'en cet instant.
Die ouvre la porte, et part sans la fermer ni même sans se retourner. Kyo le regarde, le coeur en sang. Ses mains se posent sur ses joues poisseuses, il les tend devant lui en fronçant les sourcils. Elles sont couvertes de sang.

Il pousse un long, très long hurlement de terreur.
La porte glisse doucement sur ses gonds, et claque si fort qu'elle en recouvre jusqu'au cri du blond.


C'est la première fois qu'il fait un rêve aussi précis. La première fois qu'il se réveille en sursaut à cause de ça.
Malgré lui, il est troublé. Ne dit-on pas que les rêves veulent transmettre des messages?

Il repense à ces mots. J'avais envie de toi. Ils réveillent un instinct primitif en lui, qui vibre jusqu'au plus profond de lui.

La transpiration le recouvre d'une fine pellicule, il ne supporte pas ça. Mais les mots tournoient insensiblement dans sa tête. Un refrain dont il ne parvient pas à se débarasser, et qui réveille des images qu'il pensait avoir refoulées depuis longtemps. Ils gonflent son coeur d'un regret qu'il ne peut pas réfréner.
Demain, il lui dira...
Demain, ses fantasmes deviendront réalité.


You float like a feather
Tu flottes, tel une plume
In a beautiful world
Dans un monde merveilleux
You're so very special
Tu es tellement spécial
I wish I was special
J'aurais aimé être spécial


Depuis les coulisses, on perçoit parfaitement les cris de la foule en liesse. Il est aisé de les imaginer, installés un peu partout dans la salle, qui assis dans les gradins qui debout dans la fosse, brandissant leurs poings en l'air en attendant que le groupe arrive, ce même groupe qui est réunit en rond, près de la porte d'accès à la scène, et attend silencieusement qu'il soit temps de faire irruption sur la scène en sautillant sur place, agitant leurs bras parcourus de fourmillements d'impatience.

Adossé contre un mur, les mains dans les poches, Kyo contient ses tremblements et mastique compulsivement un chewing gum pour éclaircir le son dans ses oreilles. Il ne prête pas attention à leur échange stressé. A côté de lui, Shinya est dans le même état. Ils se sourient, puis Kyo jette un regard rapide vers Die, Toshiya et Kaoru. Ils plaisantent avec l'équipe technique. Son coeur se serre, si brièvement qu'il n'a presque pas le temps d'en prendre conscience.

-C'est bon les gars!

Kaoru hoche la tête, c'est le premier à rentrer sur scène. Suivent Toshiya, puis Die. Kyo le regarde s'éloigner avec la désagréable sensation de revivre son cauchemar de cette nuit. Il porte la main à ses joues. Elles sont chaudes et uniquement recouvertes de chair.

Shinya le dépasse, ils échangent un claquement de main.
Et c'est son tour.

Tout à coup, il fait la réflexion totalement incongrue qu'il n'a toujours rien dit à Die. Peu importe. Il sait qu'il ne le dira jamais, sauf sous la torture. Pourquoi faire, puisqu'il se fera rejetter? En douceur, certes... Mais un rejet reste un rejet.

Il baisse la tête, entre dans la lumière. La fumée le fait cligner des yeux, il s'arrête devant un ampli. Il lève la tête, la secoue en cadence avec la musique qui retentit à ses oreilles tout en serrant son micro entre ses doigts. Tous ces gens qui le regardent avec avidité, qui l'acclament...

Il tourne la tête vers Die, qui joue avec la foule.
Shinya frappe sur sa batterie, Die gratte nerveusement sa guitare. Un regard de l'autre côté de la scène. Concentrés, Kaoru et Toshiya répètent les mêmes gestes.

Alors Kyo entre dans la danse.

Il tourne, virevolte, crie, chante, se frappe, se coupe. Il ne pense plus à rien. C'est bon.

Et puis après une heure et demie d'enfer, retour sur la terre ferme. Kyo n'ouvre pas la bouche. Ses yeux se ferment tout seul. Il presse ses paupières et hoche la tête à une remarque de Kaoru, sourit à Toshiya qui étreint son épaule. On se précipite vers lui. Une perfusion, vite. Ce soir, il a perdu beaucoup de sang. Il ne s'en était pas rendu compte. Il est tellement bien sur scène.

Le liquide froid coule dans ses veines. La fumée de cigarette titille ses narines et ses yeux. Il sourit dans le vide. Die se penche vers lui. Kyo est tellement atone qu'il le regarde avec des yeux vitreux. La fatigue brouille sa faculté de compréhension.

-Tout va bien?
-Tout va bien. Merci.

Die hoche la tête et sort de la pièce. Kyo échange un regard avec Toshiya et lui sourit avec quelque secondes de décalage.

lui faut toujours un temps d'adaptation pour retrouver la réalité. Pour réendosser son rôle.
Car tout ça n'est qu'un jeu. Non?


But I'm a creep
Mais je suis un salaud
I'm a weirdo
Je suis un type bizarre
What the hell am I doing here?
Qu'est-ce que je fous ici?
I don't belong here
Je ne suis pas à ma place


La salle de sport est pleine de râles et de souffles accélérés. Elle pue la transpiration à plein nez. Les tee shirts sont trempés, les serviettes éponges également. La musique diffusée en sourdine ne suffit pas à concentrer l'esprit sur autre chose.

Installé à une machine, son lecteur mp3 à fond dans les oreilles, Kyo ramène méthodiquement les bras de l'engin vers son torse. Longue expiration, avant de relâcher et de prendre une nouvelle inspiration. La sueur coule sur son visage mais il n'en a cure. Il est bien. Son corps se sculpte peu à peu. Encore quelques efforts, et peut-être finira-t-il par bien l'aimer. Qui sait? Des miracles arrivent tous les jours.

Il grimace de temps à autre, lorsque la transpiration atteint les cicatrices qui criblent sa chair. La douleur est alors comme un réveil, il rouvre précipitemment les yeux et doit cesser l'activité quelques instants, le temps de reprendre son souffle et de replonger dans l'état d'hébétitude qui l'arrache à cette terre.

Les heures passent. Kyo change de machine. Passe aux haltères. Il regarde fixement le plafond. Il ne pense à rien. La musique épouse chacun de ses mouvements. La fureur de se savoir faible mentalement décuple ses forces, les poids pèsent à peine sur ses biceps. Il aimerait compenser son manque de courage par une force physique au moins proportionnelle. Il veut correspondre à l'image qu'il se fait d'un homme. Il vaut se muscler et devenir fort, pour se distinguer des autres. Pour qu'on le remarque ailleurs que sur scène, pour une fois.

Kyo retourne dans les vestiaires, où il réussit à occuper la seule cabine de douche individuelle. L'eau coule doucement sur sa peau, apaisant ses muscles déjà fourbus de courbatures.

Dans la cabine où il se rhabille, son sac posé à ses pieds, il se regarde dans le grand miroir qui occupe le mur du fond. Sans détour. Aucun faux semblant, il ne peut pas tricher. Il passe son doigt sur sa chair, effleure ses longues et fines cicatrices. Il les aime. Elles sont les seuls témoins du combat intérieur qu'il se livre nuit et jour, et auquel il ne laisse libre cours que sur scène.

Tout ça date de bien plus longtemps que sa rencontre avec Die. A bien y réfléchir, il a toujours été comme ça. Toujours chercher plus loin, jamais satisfait.

L'herbe est toujours plus verte ailleurs.


I don't care if it hurts
Je m'en fiche si ça fait mal
I want to have control
Je veux avoir le contrôle
I want a perfect body
Je veux un corps parfait
I want a perfect soul
Je veux une âme parfaite
# Posté le samedi 10 mai 2008 08:20
Modifié le samedi 10 mai 2008 08:33

Les secrets de Shinya!!

Les secrets de Shinya!!


Comme à peu près tout le monde, j'étais persuadée que Shinya oublierait complètement la promesse faite, de révéler ses secrets quand il aurait trente ans... Ou qu'il ferait comme si cette fameuse interview n'avait pas eu lieu!


MAIS!!!


Grande nouvelle mes amis! Dans le nouveau Haiiro No Ginka (ou il parle de Paris sans arrêt d'ailleurs) , monsieur nous livre un de ses secrets! J'ai trouvé ça sur un forum anglais j'étais persuadée de l'avoir gardé mais je crois qu'en ce moment ma mémoire devient une passoire... (Et n'est pas Semichan qui dira le contraire, n'est-ce pas? XD)
Ah je viens de le retrouver lol
Alors évidemment, avoir attendu toutes ces années pour un secret aussi ridicule c'est particulièrement frustrant lol mais bon! Voilà ce que ça donne.



"Quand vous recevrez ce numéro du magazine du fan club, j'aurais eu 30 ans. A 20 ans j'avais promis de ler certains de mes secrets (non non Shinchan, t'avais dit que tu les révélérais TOUS >.<). C'est pourquoi je vais vous dire quelque chose que vous mourrez d'envie de savoir... (ah-ah-ah. arehm)
T
out d'abord je voudrais vous donner la raison pour laquelle les autres membres du groupe m'appellent tout le temps Yamochan. ça a commen quand j'avais 17 ans. A cette époque ils m'appelaient Shinemon, simplement parce que mon nom de scène était Shinya
(Comment ça nom de sne?) , c'est pourquoi ils m'ont trou ce surnom. Et puis un jour, Die a commen à m'appeler Shinyamon, et peu après il a décla que ce nom était bien trop compliq; le jour suivant il a juste gar les 3 derniers caractères (en Japonais ça s'écrit しん) , et m'a donc appel Yamon à la place. Du coup par la suite tout le monde m'a appellé Yamori... Et quelques mois plus tard, ils m'ont finalement appe Yamochan.
Bien que je comptais vous en dire plus, il n'y a presque plus de place pour écrire. Oh, quel dommage, il nous faudra continuer cet article dans le magazine du fan club quand j'aurais 40 ans. A bientôt."




Et voilà!! Diffusez cet ENORME scoop tout autour de vous, attendre dix ans pour entendre ça c'est TELLEMENT génial!! -.- Je savais même pas qu'ils l'appellent Yamochan moi! >.<
Mais bon c'est déjà pas mal qu'il ait cédé à sa promesse ^^
Merci Yamochan!! (Maintenant c'est comme ça que je vais l'appeller moi aussi XD)
# Posté le lundi 24 mars 2008 08:51